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Histoire

Carrefour entre mer et montagne, Saint-Martin de Valgalgues offre à tous chaleur et simplicité.

Notre village a été habité à une époque très reculée, comme en témoigne les nombreux artefacts trouvés dans la grotte du cerisier, à Lavabreille. Les objets et poteries mis au jour sont typiques des cultures FERRIERES et FONTBOUISSE et permettent de dater l’occupation de la grotte entre 2500 à 1300 av. JC.

D’un passé au socle médiéval et minier, la commune est résolument tournée vers l’avenir, avec une urbanisation maîtrisée, alliée au développement durable dans le respect de l’environnement, tout en conservant ce qui a fait son histoire.

Il faudra attendre de nombreux siècles pour voir arriver un habitat gallo-romain, comme en témoignent les noms encore présents sur notre commune : Bouzac (domaine appartenant à Bussius) et Sauvagnac (domaine appartenant à Salvanius).

Un mas, dit du Villaret (souvent associé à la villa gallo-romaine), apparaît dans des textes du XVème siècle. De façon plus concrète, cette présence gallo-romaine est constatée à Lavabreille, où des urnes funéraires et des monnaies romaines sont retrouvées en 1874.

Il en est de même dans le village, dans l’ancien cimetière qui entourait l’église : une urne funéraire est découverte dans les travaux d’aménagement de la place, en 1896.

Le temps passe, la France se forge une Histoire et les aléas mettent en lumière, pendant un temps, notre région. En effet, en 843, les enfants de Charlemagne se partagent son empire et Charles le Chauve hérite de la Francie dont la frontière occidentale est comprise entre nos Cévennes et la vallée du Rhône.

Pour commercer, Paris, la capitale, doit pouvoir atteindre la Méditerranée. Il existe une route, ou plutôt un chemin, qui va alors prendre une ampleur extraordinaire. Son nom a franchi les siècles : le chemin de Régordane. Cette route traverse notre village du Sud au Nord (Avenue Marcel Paul, Rue du 19 mars 1962, Route de Carmentranen, Rue Jean Giono, Route de Villefort), et sert de colonne vertébrale économique et religieuse (elle draine les pèlerins vers le tombeau de Saint-Gilles) à notre région.

Cette route devient stratégique et on pourrait y voir la volonté de l’abbaye de Cendras de prendre le pouvoir temporel sur notre territoire en y faisant bâtir une église, peut-être sur les restes d’un édifice païen. Est-ce que le chemin de Régordane est à l’origine de notre village ?

Peut-être ! En tout cas, c’est certainement à cette même époque qu’est née l’« ecclésia Sancti Martini de Vallegalga » (qu’on pourrait traduire par « Saint Martin de la vallée fertile »).

Les siècles passent, on rentre dans ce que les scientifiques appellent l’optimum climatique, la population augmente, le village prend de l’ampleur. On voit des mas se construire : Sermeil, Lavabreille, le Soulier, Drulhes, Sauvagnac, Camont, Saint Félix, Lacoste.

Un mas, dit de la Taverne, se trouve à la croisée des chemins de Régordane et de celui menant à Cendras et son abbaye (par les quatre chemins, à cette époque) et montre bien l’intérêt du lieu et l’importance de la route. Ici est passé le roi Saint-Louis revenant de Croisade.

Mais ce temps est compté : bientôt le Royaume de France va absorber la Provence et une route bien plus pratique passant par la vallée du Rhône va sonner la fin de l’âge d’or du Chemin de Régordane.

En plus de la perte de son prestige, le commerce, qui subsiste, va emmener la peste noire dans le village : si les chemins apportent la richesse et la connaissance, ils favorisent aussi l’arrivée des maladies et des guerres.

A la suite de cet épisode, la population sera réduite de moitié. Des familles venant d’autres lieux des Cévennes prendront possession des terres et mas abandonnés et ainsi feront revivre notre village.

Durant de nombreux siècles, l’activité se résumera à l’agriculture. Pas moins de 5 moulins seront édifiés sur la commune : celui de Gournier et de Camont (qui existe toujours, avec une partie de son béal et de sa resclause) sont les plus anciens.

Un autre appelé de Sermeil (mais situé dans la Plaine, près du ruisseau blanc), un près des Escarieux (à proximité de l’école du même nom) et le dernier situé au Nord de la Plaine, vers Puechlong semble-t-il, existent dès le XVème siècle. Lors de la Révolution Française, les cahiers de doléances se concentrent d’ailleurs sur les problèmes agricoles et fiscaux.

A cette époque, la commune de Saint Martin de Valgalgue (sans « s ») est créée. Elle fait partie du canton de Saint Alban (qui était un très petit village), avant de devenir elle-même chef-lieu de canton. Cela permettra d’ailleurs d’avoir un juge de Paix dans la commune, Augustin SOLEIROL, qui habitait à Sermeil.

La Révolution laisse la place au XIXème siècle qui verra le bouleversement économique de notre commune. Le début de l’exploitation des mines dans la région et de l’aciérie de Tamaris auront pour conséquence l’augmentation importante de la population.

Les aménagements de la Mairie avec l’accueil d’une école et du bureau du juge de Paix ainsi que de l’église suivront. L’exploitation industrielle des mines de pyrite et de charbon va encore faire augmenter la population, et demander toujours plus de services, plus de commerces, plus d’écoles, plus d’aménagement de voiries. Tant et si bien, que la Régordane est boudée.

Pour circuler vers le Nord, on trace une route sur le haut de la Plaine : c’est celle que nous connaissons tous qui a vu naître les commerces du village et les écoles. A côté d’elle, la mine s’installe fermement et les mineurs dévorent le centre de la Terre pour produire des blocs d’énergie et la Terre dévore les mineurs qui ont l’outrecuidance de la déranger : 24 morts en 1896 à Fontanes, 24 morts en 1912 à Saint-Martin.

Les puits ferment dans les années 60 à Saint Martin et dans les années 80 à Fontanes (Ladrecht), après un dernier combat plein de panache qui verra l’occupation de notre dernier puits de mine pendant plus d’un an, pour aboutir à l’embauche de plus de 300 nouveaux mineurs.

Le village s’est encore transformé : l’ancienne place a été réaménagée pour lui donner le visage que nous lui connaissons, la cour de l’école où les enfants piaillaient a laissé la place à une esplanade sur laquelle on entend les boules de pétanque s’entrechoquer, la plaine fertile a vu sortir de terre de nombreuses maisons.

Tout cela sous le regard de l’église et de la vieille route qui savent déjà qu’elles en verront d’autres !

C’est donc forts de ce passé, sur lequel nous nous appuyons sans cesse, que nous construisons ensemble l’avenir de notre commune.