L’église du XIeme siècle de Saint Martin de Valgalgues

Dans un ouvrage intitulé « Les églises Romanes oubliées du bas languedoc », l’auteur P. A Clément, présente ainsi l’église de notre commune : « L’église de Saint Martin de Valgalgues légitime sa dédicace (église Romane) par son emplacement au voisinage de la voie de Nîmes à Gergovie. »

Bien qu’elle ait enduré des transformations plus ou moins heureuses, elle est encore remarquable par la qualité de son parement calcaire, qui, avec le temps, s’est patiné d’un jaune légèrement moutarde. Lorsque la mine a multiplié la population de la paroisse au siècle dernier, l’église a été agrandie vers l’est en démolissant l’abside primitive, et vers le nord et le sud en ajoutant deux croisillons de part et d’autre de la nef. On a eu soin alors d’adopter pour ces trois appendices un plan semi-circulaire et d’utiliser le même matériau. En même temps, on a refait toutes les voûtes et réhaussé les pilastres de la nef.

Des travaux récents ont intelligemment éliminé un escalier et une pseudo sacristie en béton qui « portait outrage au chevet ». Sur les transformations plus ou moins heureuses apportées à notre église auxquelles fait allusion P. A. Clément, nous avons trouvé des compléments d’informations à la lecture d’une étude rédigée par le père Louis Amblard, ancien curé de Saint Martin de Valgalgues, dont nous publions ci-dessous des extraits. Ils ressituent certains « outrages » dans leur contexte historique. En outre le chapitre « La vie matérielle de la paroisse », bien documenté, croustille de faits et anecdoctes illustrant les modes de vie des habitants de notre commune et la relation qu’ils pouvaitent avoir avec leur église après la Révolution Française. Comme le précise Louis Amblard dans son avant propos, « nous parlerons de la paroisse de Saint Martin d’après 1800 ». Les archives postérieures à cette date se faisant rare…

Qu’est-ce que la fabrique ?

A l’origine, il s’agissait de personnes chargées de la construction des églises, de fabriquer.
Par la suite, c’est une sorte de comité paroissial chargé de gérer les biens d’une église paroissiale.
A la révolution, tous les biens d’église deviennent biens nationaux comme les châteaux et autres.

En 1802, Napoléon signe le concordat entre église et état. Il avait senti le profit qu’il pourrait tirer de la force religieuse en France. En 1809, une loi et des décrets instituent officiellement les conseils de fabrique.

 

 

Puits de Fontanes 

Site industriel desservi par voie particulière, le puits de Fontanes est profond de 411 m, avec un chevalement métallique en poutrelles à treillis haut de 35 m, la salle de la machine d’extraction en pierre, enduite, couverte en tuile mécanique ;

les bureaux sont en béton armé à un étage carré, parpaings de béton et briques ;

les anciens ateliers de traitement (1888) en pierre apparente, toit en tuile creuse remplacés en 1930 par des bâtiments en pan de fer et brique, avec tuile mécanique et métal en couverture, sont détruits.